La Martinique suite


Je suis mouillé au Marin , je vais au bar le soir, et quand je reviens même que j ai mis un feu de mouillage très visible, j ai du mal a retrouver mon bateau tellement y en a !! en plus ils ont tous des mats de 5 a 10 metres de plus que moi, le plus petit mat c’est La Belle Mumu .. Au chantier j ai trouver un mec sympas qui m a vendu une bonne annexe pour pas grand-chose.. C’est le bonheur, une annexe qui ne se dégonfle pas.
Mes petits soucis matériels résolus il est temps que je tire des plans pour aller chercher ma brésilienne, Fors de France brésil en avion c’est trop cher et pas amusant donc je ferai ; Martinique la Guyane, en avion
Cayenne ……..St George en voiture ,150 km (frontière Guyane Brésil)
15 minutes de pirogue pour aller de St George à Oyapok,
Oyapok….. Macapa en bus de piste 12 heures 450 km de piste 50 km de route (Macapa est sur la rive de l’Amazone)
L’avion pour passer le delta (20 minutes) pour pouvoir avoir une belle vue du delta de l’Amazone, atterrissage Belém,
Belem …Juan Pessoa en bus 2000 km
Oyapok ..Macapa le bus de nuit se fait quelques fois arraisonner par des bandits de grand chemin, pour mon passage je n ai eu qu’a gérer des jeunes filles qui avaient soi-disant froid et qui voulaient un peu de chaleur humaine …. Surement aussi la chaleur du porte monnaie les intéressait en premier lieu.
J’arrive a Macapa mais l aéroport est ferme cause tres forte pluie donc on attend que l’eau se retire avant de partir. J ai patienté 6 heures, et donc après j ai bien vu le delta de L’Amazone. Belém une nuit d’hôtel et je prends le bus le lendemain matin et il y a une ligne directe qui va Joan Pessoa !!! j n’y croyais pas trop.. bien couvert car les bus sont hyper climatisés, on y caille carrément. J ai du faire 36 heures environ de bus, bien content d arriver et Jenny était là .. il est 2 heures du matin, Jenny nous trouve un petit hôtel de passe pour la nuit, on s’en fou pourvu que je dorme un peu le trajet m a crevé.
Nous logerons par la suite a la marina de Jacare, pas encore finie, mais il ya une chambre de libre pour nous, j’avais séjourné 2 mois ici quelques mois plus tôt au ponton, cela fait un peu drôle de se retrouver ici. J’ai revu ma copine Danielle qui a eu l appendicite et qui a perdu toutes ses généreuses formes et aussi ma petite Fernanda qui a longtemps pleurée sur mon épaule tellement elle était contente de me revoir.
Visite de la famille pendant 3 semaines et retour , avec Jenny dans mes bagages.. Ceci dit heureusement que j avais fait faire mon vaccin contre la fièvre de jaune, avec le certificat, car pour remonter sur Belém si tu n’as pas la preuve du vaccin tu ne peux pas prendre le bus !
Et nous voilà a Oyapok , retour à St George avec la pirogue, et direction la gendarmerie pour que jenny fasse son entrée , mais les problèmes commencent, il faut un visa de transit , même pour rester une heure sur la Guyane , j ai pourtant les billets d’avion pour nous deux , et le flic me dit que j ai bien fait de venir les consulter car si j avais pris la route , au contrôle routier , qui se trouve en pleine foret , les flics m’aurai fait des ennuis pour je cite « tentative d immigration illégale » et donc j’ étais condamnable.


Donc Jenny est resté à Oyapok dans un hôtel dans un premier temps, puis chez des gens avec qui elle a fait connaissance et elle a fini par vendre des glaces !! moi qui me faisait un sang d’encre parce que je la laissait seule là-bas.. Il Ne faut pas connaitre Jenny !! à aucun moment elle n’a été inquiète.


J’arrive donc au Marin c est le carnaval en Martinique tout est fermé, c est d un triste !! je trouve quand même un mec qui retourne a son bateau et qui va me déposer sur le mien, nous arrivons a l aire de mouillage, plus de bateau !!! La Belle Mumu a disparu, mon rythme cardiaque passe de 80 a 200 en 2 secondes, nous retournons demander des renseignements a des gens qui sont sur des bateaux et La Belle Mumu a été déplacée par la sécurité de la baie pour cause de régate locale. Ouf on nous explique ou elle est, et je retrouve enfin mon bateau .


J ai une batterie a changer, car dans mon absence une batterie a claquer, en plus une Trojan (batterie chère). Les bateaux ont ils une âme ?, car a chaque fois que tu le laisses 1 ou plusieurs jours seul, quand tu reviens y a toujours un truc qui marche plus, à croire qu’il se venge.


Je quitte Sans regret la Martinique car il m’ont refusé l’entrée d’un bar parce que j’étais en short cela ma mis en colère sous prétexte que ce soir la il y avait musique en live, et c’était mes amis qui jouaient, je n ai pas pu aller les écouter. Mais disons plutôt donc qu’ils sont racistes et que les blancs… un peu mais pas trop. Donc il est convenu que Jenny va prendre l’avion pour Manaus et du Venezuela j irai la chercher en bus, alors direction le Venezuela.


Un trajet assez facile, je me suis arrêté dans quelques endroits bien choisi pour la sécurité, et a l approche du Venezuela aucun arrêt juste une fois arrivé dans la marina de Puerto la Cruz. L’approche de Puerto La Cruz est vraiment superbe tu te dis, quel dommage qu’il y a tant de bandits par ici, c est vraiment magnifique comme pays , mais a l entrée de la marina tu comprend très vite , il y a un mirador tous les 200 mètres, et un haut mur d’enceinte, c’est comme en ville , au 10 eme étages des immeubles et même plus haut s’il y a des barreaux aux fenêtres, ce n’est pas pour empêcher les enfants de tomber !!!. Les supermarchés ou certaines denrées sont limitées, dans les rues l’insécurité qui y règne ne t'invite pas a sortir le soir, mon voisin de ponton c’est fait dévaliser deux fois dans le bus en allant au supermarché.


La marina est super bien gardée et le bateau ne risque rien le temps que j aille chercher ma fiancée de navigation, nous avons rendez-vous donc a Manaus a 2000 km du bateau !! et j’ai dû demander de l’aide à mon frère Dadan car je ne pouvais pas envoyer le prix du billet d’avion a Jenny car au Venezuela tu peux recevoir de la monnaie, mais pas en sortir du pays.


Je me rend à la gare routière dans un taxi, antique Chevrolet, qui doit avoir 12 cylindres, le mec a mis des cales en bois sur les pédales sinon il ne pouvait pas joindre du fait de sa petite taille, et je pars, pour Santa Helena la frontières Venezuela Brésil ici fouille complète des bagages pour sortir du Venezuela, même les poches sont visitées . après changement de bus, et direct Manaus ou j’arrive sous une pluie … pas une pluie ordinaire, une pluie comme ça ..Comme si les pompiers faisaient un exercice. Un petit hôtel bien calme, et le lendemain, l’avion qui m’apporte jenny arrive et c’est avec un rythme cardiaque au-dessus de la moyenne que je vois la miss arrivée, pas de souci entre toute tu la reconnais facilement, démarche de brésilienne avec le cul qui danse en marchant, bien que un cote masculin dans ses attitudes. Et nous revoilà réuni pour 4 ans . Retour le jour même, par le bus ou encore on nous demandera de voir nos certificats de vaccin de fièvre jaune. Connaissant la clim des bus, j’avais emporté une couverture d’avion de chez Iberia ce qui fait que pendant la nuit ne pouvant pas me retenir, et comme jenny est « toujours d’accord pour battre des records » discrètement je lui met 4 coups ouf ça fait du bien.. A la frontière, un flic  essaye de nous emmerder, car le short a Jenny était court ca faisait loucher le mec, mais elle est montée en vitesse dans le bus et le flic est parti. Arriver a Puerto la Cruz, nous y resterons une petite semaine le temps de remplir la cambuse, ceci dit avec jenny ce n’était plus pareil, les chauffeurs de taxi était super cool, Jenny parlais avec eux couramment , et leur couleur de peau les rapprochais c’est sûr.
Aller, direction 60 miles plus loin départ très tôt et je vais forcer la mule , car je veux arrive avant la nuit a Isla Tortuga ce qui va se traduire par Jenny clouée sur la couchette après 3 heures de nav , mais une fois arrivée et le lendemain après avoir fait la folle dans l’eau bleue de la baie elle a tout oublié. Et les autres jours et même les années suivantes plus jamais le mal de mer.

Apres Tortuga , nous nous arrêterons aux Roques ou les flics nous ont demandé un papier qu’on avait pas bien sûr , mais ca c’est arranger avec Jenny qui les a embobinés , aux Roques nous verrons des escadrilles de pélicans plonger comme des fusées dans l’eau juste a cote du bateau , impressionnant. Puis sur une petites iles désertes pas facile d’accès, nous jouerons aux robinsons Crusoé a manger notre pêche et vivre nu.

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