11 Venezuela Colombie Nous quittons en ce mois de mars 2008 les dernières iles du Venezuela, ouf enfin fini de slalomer a travers les patates de corail et les cailloux, plus que deux petits archipels et c'est fini.

le premier, Aves de Barlovento sans souci super mouillage nous sommes 5 bateaux assez loin les uns des autres, nous faisons un stop de quelques jours, Jenny trouve un tuba sur la plage en bon état et avec mon masque s’initie toute seule au Snorkeling.

Le deuxième groupe d iles, Aves de Sotavento nous prévoyons de ne rester qu’une nuit, mais j ai eu à peine le temps de prendre un café après avoir jetée l ancre, que les gardes-côtes arrivent avec leurs grosses godasses, un chien labrador, et bien sur pour t’impressionner, armés jusqu’aux dents. Manque de chance pour moi Jenny ramène sa fraise elle parle espagnole…

Mais nous ne pouvons pas y couper, contrôle anti drogue, et contrôle de l’armement de sécurité. Donc après avoir visiter nos passeports, et les papiers du bateau, un jeune se dessape entièrement et plonge, moi vachement surpris je demande a Jenny ce qu’il fait celui ci, et bien tout simplement il regarde si nous n'avons pas de drogue cachée sous la coque avec un fil de pèche!!! ca me fait carrément rigoler ils n apprécient pas vraiment donc après, contrôle matériel de sécurité, mes brassières ne sont pas bonnes, bien trop vieilles, les fusées et autre système pyrotechnique, hors délai de préhension, la bouée de secours … ouf elle est dans les règles, y a que ca de bon !!

Bon ils n’ont pas vérifié le radeau de survie les papiers leurs suffisaient et j’étais encore dans les temps avant la seconde vérif. . Ensuite bien sur le chien est venu renifler dans le bateau, bon pas très grave c’est sympa un labrador. A la fin le gros con de chef des coastguards fait les comptes (en faite fait semblant) et me dit ben ca fait quelques centaines de dollars ne rappelle plus combien 2 ou 3 !!!

Comme je vous ai déjà raconté quand je change de pays je me démerde pour partir avec rien de l ancienne monnaie, donc ici je n’avais pratiquement rien, alors je demande ; on fait comment ? Le gros con me dit; vous retournez à Puerto la Cruz !! Un comique celui la, nous sommes arrivés ici avec les alizées force 4, 5, dans le dos je ne me vois pas repartir dans l autre sens. Mais je sens bien qu’il le sait lui aussi alors je lui dit ; toujours par l intermédiaire de Jenny, Qu’est qui vous intéresse, et le gros con me fait signe ma cave sous la table, pas de souci mon gros prends, il m’a embarqué mes bouteilles de whisky, de pinards, etc etc et puis ils sont partis.

Alors cher ami(e) toi qui vas naviguer dans ces coins la ne t’arrêtes pas ici, je ne suis pas le premier qui se fait arraisonner par les gardes, faut dire aussi qu’ils sont sur un petit bout de terre au milieu de nulle part, sans rien, et qu’ils doivent se faire vraiment chier..( les coordonnees..11.59.030 N 67.40.709 W) bien passer au large et ne pas repondre a la vhf … si le poste existe toujours.

Heureusement Bonnaire n est pas très loin et vers 4 heures de l après midi le lendemain nous passons la pointe et derrière a l’abri des vagues c’est un dernier surf de 9 miles sur une mer plate comme une galette avec un vent de 4 a 5 au largue bon plein.. Un régal, grosse explosion en arrivant au mouillage, merde c est un avion qui décolle comme nous passions en bout piste ca m’a fait sursauter, je pose la pioche a Kralendijk dans une eau très claire cool. Je vais louer une voiture ici et aller faire un tour d ile juste pour aller voir les flamants roses, et la mer de sel , il ramasse le sel au bulldozer , et quand tu vois les maisons des esclaves du sel d’autrefois, tu te demandes comment des hommes peuvent imposer un enfer de vie a leurs semblables, les maisons des esclaves c’est comme des niches a chiens, pas plus grandes ni plus hautes ….et en plus ils finissaient presque tous aveugles c est ce que j ai pu comprendre sur les panneaux explicateurs mais ils sont tous écrits en anglais …alors…

Encore une bonne journée de nav plein vent arrière et nous voila a Klein , toute petite ile a proximité de Curaçao qui son coté au vent peuplés d’ épaves et pas toutes très anciennes, 2 jours ici et direction Spanish-bay ou l entrée fait 25 mètres de large, j’avais envoyé Jenny dans le balcon avant , avec le génois roulé , elle me guidait car en plus de l étroitesse du chenal il y avait des plongeurs sur bâbord , et sur tribord un dériveur , et le mec du dériveur quand il a vu Jenny avec son ultra mini short blanc a perdu le contrôle de son canot et paf ! et un dessalage un. Nous, nous étions morts de rire.

Ici il faut prendre le bus pour aller a la capitale Willemstad avec ses maisons toutes en couleurs et c’est bien la première fois que je vois de marqué sur mon tampon de passeport interdiction de travailler, pas d’inquiétude, je n’en ai absolument aucune envie. La préposée au visa m’a demandé combien de temps la Brésilienne restait ici, je lui ai répondu ; elle navigue avec moi donc 2 semaines. Ah bon m a-t-elle dit, soulagée, m’a-t-il semblé, doive pas beaucoup aimer les brésiliennes ici j’ai pensé. Nous resterons deux petites semaines, je n ai pas vraiment aimé l’ambiance du club, mon anglais étant plus que rudimentaire la serveuse se foutait royalement de ma gueule

Je n’ai pas apprécié alors en ce jours de mon anniversaire le 16 avril on se casse.

Encore une journée plein pot vent arrière direction Aruba quand j’écris plein pot , c’est en dessous de la vérité un bon 5 apparent dans le cul, suis arrivé sur la pointe st Nicolas au sud de l ile, voiles a réduire, un empannage a faire et une entrée de baie a ne pas rater, et forcement j allais beaucoup trop vite +8 kn dans les surfs des vagues je n’ai pas pu virer a temps je suis donc rentré dans la baie en contournant le récif corallien en rasant les cargos a quai, mais vraiment en rasant, je pouvais presque les toucher a la main et je suis aller mouiller devant les coast guards, et pourtant ici je n ai fait ni entrée ni sortie cela commençait a me prendre le chou ces formalités pour rien. Surtout pour très peu de temps.

Juste deux nuits ici et nous reprenons notre route, le vent est plus calme ca va mieux, quelques 60 nm nous faisons un stop a Los Monjes ce sont deux gros cailloux qui sont reliés artificiellement et ce sont les dernières petites iles du Venezuela, Mais ici les autorités sont sympa, Mais d abord il faut s’amarrer, le cul du bateau sur une grosse amarre qui traverse toute la baie et l ancre a l’avant. Apres avec ton annexe tu va chercher le mec qui viens à bord et qui rempli tous les documents. Quand tout ce ceci est terminé, et quand tu le raccompagnes à terre, il te propose de venir visiter le phare et te donne la météo pour les jours à venir, sympa mais je soupçonne que la présence de Jenny y était pour quelque chose

Direction la Colombie ou, comme j avais lu dans les livres, je passe le ‘Cabo de la Vela’ réputer difficile au bon moment , en début mai, et c est une mer d huile que nous avons avec une petite brise qui nous pousse dans la baie pour une nuit, un mec avec une antique pirogue viendra demander un peu de nourriture, me suis toujours demandé d’ou il venait, il n’y a rien au alentour et le village est quand même assez loin

Second mouillage au 5 baies, ou j avais complètement oublié mon fil de pèche à la traine, et après avoir jetée l ancre, le moteur cale, merde les 50 mètres de fil nylon son dans l hélice, pas un problème Jenny plonge avec le couteau et me défait ca en 5 minutes ; t’es trop vieux pour plonger qu’elle dit. Nous rencontrerons ici un bateau brésilien avec un mec super sympa qui parle français, mais sa femme, un vrai dragon

Puis ce sera Rodadero notre étape suivante, ou les discothèques avec leur musique nous empêcherons de dormir, et quand vers 5 heures du matin la musique s’arrête, c’est celle des gymnastiques aquatiques qui prend le relais, merde pas moyen de dormir. Ici je commence a rencontrer le peuple colombien surtout les femmes avec leurs énormes nénés, d ailleurs il faut voir les mannequins dans les vitrines.. Impressionnant les formes qu’ils leur donnent.

jeune colombienne et ses atouts

 

 

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Nous passerons aussi quelques jours super sympa a Puerto velero ou Jenny va s’initier a la planche a voile avec un moniteur qui ne lâchera pas d une semelle…

enfants dans la baie de velero 

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 Tu n’as pas intérêt d’être jaloux quand tu es avec une brésilienne. C’est dans cette grande baie ou les gens de la grande ville Barranquilla viennent faire du kit surf, Jenny voulait que fasse de la planche aussi, alors le jeune m’en a prêté une, et Jenny souhaitait que je me plante a mort, mais je ne lui avais pas dit que j étais ancien prof de planche et ancien compétiteur national du coup je lui ai fait une petite démonstration elle en est tombée sur le cul. Et puis le  22 mai 2008 nous arrivons a Carthagène superbe ville , ici les formalités sont prises en charge par un agent, cool on a rien a s’occuper, le bar du club est sympa, je retrouve Bernard un pote de Dakar, et aussi la dame du bateau ‘étoile de lune’ très sympa, son capitaine beaucoup moins , nous allons en ville a pied , et quelque fois en charrette a bras , mais les mecs ne nous écoutent pas il nous font faire le grand tour de la ville fortifiée alors forcément tu payes le triple du prix normal de la course. L’ambiance des bars est indescriptible, si par un extraordinaire hasard il y avait un mètre carré de libre, hop un couple venait y danser.

Il n est pas extraordinaire de rencontrer des colombiennes à bord de bateau. Nous avons fait de belle rencontre à Carthagène.

Le week-end nous quittons Carthagène pour aller dans la baie de Cholon, comme beaucoup de colombiens, superbe endroit ou tu manges le cul dans l eau bleu, nos amis ‘étoile de lune’ rate l entrée et se plante sur le ban de sable, et pourtant ils ont un dériveur… comme quoi… ca leur a coute presque un bras de se faire tirer de ce mauvais pas …Je raconte ca, parce que le capitaine, se la pete un peu avec son beau bateau. A suivre Carthagène Panama.